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Quelques notions concernant les premiers soins et les secours d’urgences

 

    Il est important de savoir que les premiers soins, s’ils sont correctement administrés, peuvent permettre de sauver des vies et d’éviter que les dégâts, tant physiques que matériels, ne soient irréversibles.

    A noter que les conseils donnés ici ne remplacent pas une formation au secourisme dispensée par un organisme agréé ou une association habilitée (Croix Rouge). Seule une telle formation vous permettra de pratiquer le secourisme avec un maximum d'efficacité et de sécurité.

Sans faire de pub, ce type de formation peut se révéler très utile le jour où l’on s’y attend le moins, dans un laboratoire comme dans la vie de tout les jours.

Il est possible de trouver sur le site de la Croix-Rouge un petit récapitulatif des gestes de bases.

Petit rappel des numéros d'urgence :

-         le 15 : SAMU, en cas d’urgence médicale

-         le 18 : les pompiers, pour la majorité des problèmes, y compris médicaux

-         le 112 : numéro européen. Quelque soit le pays d’où vous appelez, vous aurez à faire à un interlocuteur parlant votre langue.

 

I.                 L’état de choc

    Il peut se rencontrer chez beaucoup de blessés et sa gravité varie d’une personne à une autre. On peut le reconnaître par les symptômes suivants : pâleur, peau froide et moite, pouls faible et rapide, respiration faible.

    Comme traitement : étendre la personne avec les pieds surélevés si possible ; desserrer les vêtements ; couvrir la personne avec une couverture pour la garder au chaud ; si la personne est consciente et veut vomir, la tourner sur le coté ; appeler le SAMU ou les pompier.

 

 II.             Brûlures

 

 1)     Brûlures par un objet chaud

     - Premier degré : elle est superficielle et se manifeste par une rougeur sans cloque. Passer la partie brûlée sous un courant d’eau froide pendant au moins 10 minutes. Recouvrir ensuite d’une crème type BIAFINE®  ou BRULESTOP®. Bander sans serrer.

     - Deuxième degré : la brûlure est plus profonde et se reconnaît surtout par une cloque remplie de liquide – NE PAS PERCER- Traiter comme les brûlures du 1er degré.

Noter que si les cloques sont percées et qu’aucune douleur n’est perçue, il s’agit d’une brûlure du 2ème degré profond et nécessite une consultation médicale.

     - Troisième degré : les tissus sont partiellement détruits par carbonisation. Si possible découper les vêtements autour de la plaie et protéger celle-ci par un pansement sec et stérile.

Transporter d’urgence le blessé vers l’hôpital.

 

2)     Brûlures par des substances caustiques

    - Brûlures par les acides : laver immédiatement avec beaucoup d’eau pendant environ 15 minutes. Panser avec de la gaze stérile sans serrer.

Dans le cas de brûlures dues à HF (acide fluorhydrique), la douleur peut-être retardée. Laver comme précédemment puis terminer en saupoudrant de gluconate de calcium ou bien en appliquant un gel au gluconate de calcium. Consulter un médecin.

     - Brûlures par les bases : laver immédiatement avec beaucoup d’eau pendant environ 15 minutes.

Terminer par un pansement de gaze pas trop serré.

On ne cherchera pas à neutraliser l'acide ou la base renversée sur la peau par respectivement une base ou un acide.

     - Brûlures par le brome : les brûlures peuvent être très graves et douloureuses avec une possible nécrose des tissus.

Pour des brûlures légères, traiter comme dans le cas des acides.

Pour les brûlures plous graves, traiter d’abord par une solution concentrée de thiosulfate de sodium (Na2S2O3).

Terminer par un pansement.

     - Brûlures par le phosphore : de plus en plus rares, on finit par ne plus savoir les traiter…

Traiter la brûlure par une solution à 1% en sulfate de cuivre. Terminer comme précédemment.

 

 3)     Brûlures au niveau des yeux

    Dans le cas de projections dans les yeux, laver les yeux en écartant les paupières avec des doigts propres avec beaucoup d’eau tiède pendant au moins 15 minutes. Consulter d’urgence un spécialiste.

A noter que les brûlures d’acides sont en générales moins grave que celles par une base.  

 

III.         Coupures

    Pour une coupure superficielle, laver celle-ci à l’eau tiède puis avec un antiseptique et appliquer un pansement stérile.

    Si la coupure est plus profonde (3 à 4 mm), comprimer la blessure avec une compresse stérile et conduire le blessé à l’hôpital.

    Dans le cas d’une hémorragie, tenter de comprimer toute la plaie avec la main recouverte de gaze stérile.

Ne jamais poser de garrot, même en cas de fort saignement. Les risques encourus sont trop importants et seul un médecin qualifié peut décider de sa pose.

Transporter le blessé à l’hôpital.

   

IV.         Electrisation et électrocution

    Juste une petite précision de définitions : l’électrisation est l’ensemble des manifestations physiques du passage du courant dans le corps.

L’électrocution est une électrisation mortelle.

    Ne jamais toucher la victime d’une électrisation sans avoir coupé le courant ou sans avoir éloigné la victime de la source électrique à l’aide d’un objet non conducteur (bâton, manche de balai en plastique).

Alerter ou faire alerter les secours (le 15 pour le Samu et le 18 pour les pompiers)

Desserrez le col et la ceinture de la victime.

Si elle est consciente, surveillez son état général jusqu’à l’arrivée des secours.

Si la victime a perdu conscience mais respire, placez la en position latérale de sécurité et surveillez son état.

Si la victime ne respire plus, pratiquez un bouche à bouche et un massage cardiaque. Notons que l'implantation des défribrillateur autonomes se répand peu à peu dans les lieux publics et qu'ils constituent une aide non négligeable à la réanimation.

 

V.             Empoisonnement

 1)     Par ingestion

    Dans le cas d’acides concentrés, faire boire une suspension de magnésie dans de l’eau. Administrer ensuite un verre de lait.

NE SURTOUT PAS FAIRE VOMIR.

    Dans le cas d’ingestion de bases concentrées, faire boire une solution d’acide acétique à 5%.

 L’ingestion de sels métallique, ou de leurs solutions, est en général suivie de vomissements.

 Dans tous les cas, conduire la victime à l’hôpital.

 

2)     Par inhalation

    Couper si possible la source de gaz toxique. Ventiler et faire évacuer le local. Autant que possible, n’entrer jamais dans un local dont l’atmosphère est irrespirable sans un équipement de protection adapté (masque à gaz filtrant ou mieux appareil de respiration autonome).

Transporter la victime à l’air frais.

    En cas de perte de conscience, pratiquer la respiration artificielle et demander une ambulance.

Autant que possible, consulter un médecin pour éviter le risque d’œdèmes pulmonaires qui peuvent se développer après une phase de rémission de la victime.

 

    Cas particulier de l’azote : ce gaz bien que non toxique présente toutefois un danger.

Lors d’utilisation de bouteille d’azote ou d’azote liquide, si le local n’est pas bien ventilé, il y a un risque d’appauvrissement de l’air en oxygène, chassé par l’azote.

Il a donc risque de perte de connaissance et même d’asphyxie.

Noter qu’un litre d’azote liquide peut libérer plus de 650 litres d’azote gazeux…

Il ne faut jamais pénétrer dans un local où la teneur en oxygène est inférieure à 18% sans appareil respiratoire isolant sous peine de risque d’asphyxie.

 

VI.         Le feu

    A noter que les extincteurs ne peuvent servir qu’à éteindre des départs de feu… En cas de feu déjà bien installé, faites demi-tour, alertez tout le monde et attendez les pompiers…

Petite précision : un extincteur classique a une durée d'action de 15 à 30 secondes suivant le type.

 

1)     Les classes de feu

    Il existe quatre classes de feux :

- classe A : feux de solides (bois, papier, tissus…)

- classe B : feux de liquides ou solides liquéfiables (hydrocarbures, alcools, plastiques…)

- classe C : feux de gaz (gaz de ville, butane…)

- classe D : feux de métaux (magnésium, sodium…) et de composés organométalliques (type butyllithium...)

 

2)     Les différents extincteurs et leur manipulation 

    Pour faire face à un feu, vous disposez de trois types d’extincteurs :

- à eau et eau + additif : pour feux de classe A et B ; portée utile de 1.5 à 2.5 m.

- à poudre : pour feux de classe A, B et C ; vous disposez d’une portée utile de 3 à 4 m.

(Au passage, c’est assez abominable à nettoyer la poudre…)

- à CO2 : pour feux de classe B et feux en présence d’un conducteur électrique sous tension ; vous disposez d’une portée utile de 1 à 1.5 m.

- à poudre spéciale : pour feux de classe D ; portée utile de 0.5 à 1 m. On pourra également utiliser du sable propre et sec pour éteindre ce type de feu. Notons que pour ces feux, il est rigoureusement interdit d'utiliser des extincteurs à eau, poudre ou CO2. L'agent d'extinction peut en effet réagir violement avec le métal et entraîner des explosions.

 

3)     Petits conseils

    N’attaquez pas un feu de trop loin sinon vous risquez de vider votre extincteur avant d’arriver vraiment près du feu.

    Avancez vers le feu en vous protégeant des flammes par le rideau d’eau, de poudre ou de CO2 sortant de l’extincteur, ça vous évitera de trop vous griller les moustaches.

    Même si pour le moment, tranquillement assis devant votre écran, cela semble banal, essayer de garder votre calme devant un départ de feux. Si vous avez un extincteur à proximité et que vous réagissez correctement les dégâts seront la plupart du temps limités.

    En règle générale, un départ de feux peut être (avec un extincteur à proximité) maîtrisé en 10 à 20 secondes.

    Enfin, n’essayer jamais de jouer au héros, vous n’avez pas (à priori) la formation d’un sapeur-pompier. Si vous ne vous sentez pas capable de faire face où si vous sentez que le petit départ de feux s’étend, laissez quelqu’un d’autre s’en charger et attendez à l’abri.

 

 

 

 

 

Bibliographie :

 

- J. TONNEAU, Tables de chimie ; De Boeck Université (2000)

- C. BERTON, Initiation à la prévention des risques – Sécurité incendie ; Orsay (2005)

- C. BERTON, Initiation à la prévention des risques – Risque électrique ; Orsay (2005)

- Dr D. BROUSSE, Module hygiène industrielle – Formation risque chimique ; Orsay (2005)

- http://www.distrimed.com/conseils/page_electrocution.htm

 

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