Synthèse de diarylbuta- et hexa-triènes par couplage décarboxylant

 

Le motif polyène (alternance de double-liaisons) se rencontre couramment dans la chimie des produits naturels (par exemple l’antibiotique connu sous le doux nom d’amphotéricine) ou encore dans celle des matériaux (cristaux liquides, optique non linéaire…).

Diverses méthodes de synthèse existent et sont majoritairement basées sur des réactions de Wittig (faisant intervenir du phosphore) et différents couplages organo-métalliques (avec du bore, de l’étain..). Ces derniers composés ne sont pas toujours simple à préparer et/ou manipuler.

 

Depuis quelques années se développent des réactions de couplage décarboxylant mettant en jeu un acide carboxylique et un halogénure d’aryle en présence de catalyseurs à base de palladium et/ou de cuivre. Etant donné la facilité d’accès et de manipulation des acides carboxyliques, on comprend l’intérêt que suscite cette réaction.

 

 

Récemment Tetsuya Satoh et Masahiro Miura ont proposé d’adapter ce couplage à la synthèse des motifs diarylbuta- et hexa-triènes, jusque là non préparés par cette méthode.

 

 

Ainsi lorsque l’on mélange un acide cinnamique, de type acide ferulique, avec un β-bromostyrène en présence d’acétate de palladium, d’acétate de lithium et de chlorure de lithium à 120°C dans le diméthylformamide, on notre la formation du produit de couplage avec de bons rendements.

Les bromostyrènes substitués en ortho, méta et para donnent le produit avec de bons rendements et des groupes électroattracteurs et électrodonneurs sont tolérés sur les deux partenaires de couplage.

Des diaryls-hexatriènes peuvent également être préparés par cette méthode, même si l’agent de triphénylphosphine ou d’acétate d’argent peut s’avérer utile pour augmenter le rendement.

 

 

En résumé, une bien jolie méthode permettant la synthèse de ces motifs assez répandu, en partant de produits facilement accessibles.

 

 

Source : Yamashita M.; Hirano, K.; Miura, M. Org. Lett., DOI : 10.1021/ol9027896