Suppression du couplage scalaire homonucléaire

 

La résonance magnétique nucléaire (RMN) est une technique ayant fait de nombreux progrès ces dernières décennies, permettant l’élucidation de la structure de produits naturels complexes ou encore l’étude de protéines.

 

Ces avancées ont été permises par l’amélioration de la sensibilité des spectromètres via l’augmentation de leur champ magnétique et la mise au point de sondes cryogéniques.

Il arrive cependant que certains spectres du proton 1H soient difficilement lisibles en raison du couplage scalaire homonucléaire. Ainsi lorsque nous prenons deux protons benzylique, il arrive qu’à la place du singulet que nous sommes en droit d’attendre, le spectre se présente sous la forme d’un système AB (deux doublets).

 

Des techniques ont déjà permi par le passé de s’affranchir de ce type de couplage mais elles restent peu utilisées en raison de leur manque de généralité et de leur complexité.

 

Des chercheurs menés par Gareth Morris ont proposé une séquence d’impulsion RMN permettant de s’affranchir du couplage scalaire homonucléaire, permettant ainsi une grande simplification des spectres.

 

Ainsi si nous prenons un mélange des deux calix[4]arènes tétraallyliques suivant et enregistrons le spectre RMN. Le spectre proton classique (a et c) est assez complexe, particulièrement la région comprise entre 5,7 et 6,3 ppm qui comprend trois des quatre multiplets allyliques.

Les figures de couplages sont particulièrement complexes.

En appliquant la séquence impulsionelle développée, il est possible de s’affranchir du couplage scalaire homonucléaire pour n’observer que trois singulets !

 

 

 

Il s’agit ici d’une technique assez simple, simplifiant grandement les spectres et pouvant s’appliquer à des expériences de RMN en deux dimensions.

 

 

Source : Aguilar J.A., Faulkner S., Nilsson M., Morris G.A., Angew. Chem. Int. Ed., 2010, DOI : 10.1002/anie.201001107